L'onglet dédié à cet ouvrage posthume de Philippe Mac Leod - Ad Solem Novembre 2024 - permet de recueillir des analyses, commentaires et discussions sur le livre entier ou sur certaines de ses parties. Soyez les bienvenus(es). 

J.F. Duyck         jf.duyck@orange.fr


Entrer en résonance avec le Vivant

Un parcours en Je est Amour

 

Dans son dernier livre Je est Amour, Ph. Mac Leod, à partir de son expérience, nous donne de nombreux jalons pour nous aider à descendre dans notre intériorité, la découvrir habitée par un Autre, puis y demeurer, afin de vivre et agir à partir d’elle. C’est un travail de longue haleine. Ainsi écrivait-il dans Intériorité et Témoignage (p. 44-47) :

« Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte » (Lc 11, 9). […] demander – cherchez – frapper –, comme trois cercles se resserrant vers le centre, comme une approche toujours plus ardente, jusqu’à cette porte qui s’ouvre à l’intérieur de soi. Tout le mouvement de la prière intérieure se trouve admirablement rendu par cette métaphore. Jésus nous indique son axe, sa progression. Nous allons apprendre à nous recueillir, au sens fort du terme, à nous rassembler, à nous recentrer, à nous approcher de cette porte au fond de notre chair, où l’on ne frappe jamais. Et j’en suis sûr, si nous ne nous contentons pas de demander simplement, mais si vraiment nous le cherchons, le désirons de tout notre être, elle finira par s’ouvrir pour chacun de nous.

 

Nous vous proposons un parcours de quelques mois à travers Je est Amour pour nous aider à percevoir comment :

  • dévoiler toujours plus la Vie, présente au fond de nous,
  • Faire de ce souffle originel le fondement de notre présence en chaque instant que nous vivons,
  • et pour cela s’installer à l’intérieur de notre propre corps,
  • mettre en pratique au quotidien le silence, le détachement, qui permettent de libérer l’espace intérieur.

 

Chaque mois, une nouvelle étape de ce parcours sera proposé comprenant des extraits de Je est Amour avec une courte introduction et quelques questions ou suggestions – et parfois aussi des références d’autres ouvrages de Ph. Mac Leod – afin d’approcher de cette porte au fond de notre chair où frapper, jusqu’à ce qu’elle s’ouvre pour chacun de nous.

Nous sommes heureux de cette occasion de puiser avec vous dans un tel trésor.

Bien amicalement,

Anne-Cécile Rupied et Jacques Lefèvre

acrupied@gmail.com

jacques.lefevre014@gmail.com

 

 


Philippe n'est pas connu que dans l’Église catholique.
Un prêtre orthodoxe, le Père Jean-Claude Gurnade m'a téléphoné et m'a remis le lien pour accéder à l'excellent exposé qu'il a réalisé pour RCF Bordeaux.
Je vous l'adresse ci-après.
Il s'agit d'un exposé du 26 novembre 2025 sur quelques thèmes de Je est Amour, dans le cadre d'une émission "Les chemins de l’orthodoxie".
Le Père Gurnade a découvert Philippe en lisant L'évangile de la rencontre et est aujourd'hui impressionné et enthousiasmé par sa spiritualité exposée dans Je est Amour.


Billet "Je est Amour" - Martine Digard


Je est amour est le « testament » de Philippe Mac Leod, décédé en février 2019, livre qui vient de paraître aux éditions Ad Solem. Il paraît qu’il y a une faute dans ce titre : Le mot amour devait prendre une majuscule. Je est Amour. Oui, apparemment, cela change tout. En trois mots, le moi est Dieu. Ou la conscience est Dieu. Mais ce n’est pas exactement ça, (on va y revenir), alors j’aime aussi le titre actuel qui nous inspirera plus simplement. Philippe Mac Leod, peut-être l’avez-vous connu, est un poète contemplatif, aimant la solitude et la nature. Après sa jeunesse, avant la quarantaine, il a cependant mené une vie mondaine d’une grande densité culturelle. Mais reconverti, il passe de longues périodes dans des monastères avec l’idée de se faire moine. Puis il choisit la liberté, vit dans plusieurs endroits, tout particulièrement près de Lourdes pendant dix ans, pour finir ses trois dernières années à Pleudaniel, dans la maison jouxtant la chapelle Notre-Dame-de- Goz-Illis. Mais plongeons dans le livre. C’est en quelque sorte, une suite de méditations en forme de chemins de vie (p.229). En fait, Philippe Mac Leod nous fait entrer dans l’intime du cœur. Ce sont non pas des mots sur le silence, mais dans le silence et pour le silence. (p.159) En effet, pour faire la rencontre du Seigneur qui est Amour et Vie, il faut d’abord quitter les histoires que je me raconte, les bandes sonores ou visuelles qui défilent sous mon crâne pour pénétrer la lumière intime qui les éclaire, les irrigue, les enveloppe, une lumière qui est vraiment mienne. (p.76). Il compare en effet notre démarche à celle de l’Exode : sortir du pays d’esclavage, traverser
le désert du dépouillement pour rencontrer Dieu. (p.155) C’est tout un effort, et plusieurs recommencements. S’enfoncer dans de plus en plus de silence, d’oubli de soi (Ah l’ego, quel pot de colle ! p.109) pour finalement y rencontrer la Présence, qui nous unifie et nous fait sentir une force nouvelle totalement inédite, c’est tout un travail. (p.121). Du coup, on essaye. On se donne une demi-heure, montre en main, car on ne cesse de se déconcentrer, et oui, si on s’abandonne, si on s’éloigne de tout le bruit qui disperse quand le silence rassemble (p.146), on finit par… et là, c’est indicible. Dieu nous rejoint dans cette chair qu’il fait Chair, par le Christ. D’où le A majuscule dans Je est Amour. Ce n’est pas de l’abstrait, c’est une communion ; c’est à méditer, contempler.
Martine Digard.
Pour bulletin paroissial - Février 2025

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